lundi 11 mai 2009

Pause Pipi

Voila un sujet sensible. Les toilettes. Pourtant, on y passe plusieurs fois par jour et ici, c'est parfois très rudimentaire. La plupart des toilettes en Iran ont la même configuration. Des toilettes 'turques', une douchette et une poubelle. Basta. Il n'y a presque jamais de papier toilette puisque je pense qu'on est sensé se servir de la douchette.






Personnellement, je n'ai pas tenté le coup. Il faut deja faire attention a ce que le foulard ne tombe pas au moment où on fait pipi, c'est assez difficile comme ca. Pour les futurs voyageurs, il y a donc une recommandation simple, avoir toujours du papier sur soi. La poubelle quant a elle sert a mettre le papier usagé. Les égouts iraniens ne sont pas concus pour éliminer beaucoup de papier et les toilettes se bouchent très vite. Et puis pour trouver les toilettes, pas besoin de lire le persan, il suffit de suivre les panneaux, que personnellement j'aime beaucoup.



















In English:
I cannot write a blog and not talk about toilets, because I need them so often !!! In Iran, it is quite rudimentary. A squat toilet, a mini shower and a bin. I haven't trided the shower yet because I already have problems concentrating on keeping my veil steady so it doesn't fall into the toilets! Only one advice for travellers, always have toilet paper on you.

dimanche 10 mai 2009

Les mosquées, un havre de paix

Souvent cachées au milieu des bazars, les mosquées iraniennes sont tres discrètes. Pas de minarets comme dans les pays arabes. Seules les très grandes mosquées ont des minarets. Ce qui est agréable quand on rentre dans les mosquées, c'est le calme qui y règne. En quelques secondes, on passe de l'activité intense du bazar à un monde de méditation et de calme.Contrairement a ce qu'on pourrait penser, les gens ici ne sont pas très assidus. L'appel à la prière n'empêche pas les gens de travailler. D'ailleurs, les appels sont tres discrets. A moins d'etre a deux pas de la mosquée, on ne les entend pas. Les jeunes que l'on a rencontrés ne sont pas vraiment religieux. Beaucoup de femmes portent le voile parce que c'est obligatoire, pas par conviction.In English

Hidden in the midst of the bazar, the mosques are peace haven, compared to the bustling activity of the city. In just a few seconds, you go from the havoc of the streets to the calm and tranquility of a mosque yard. Contrarily to what we often think, Iranian people are not very religious. Not many people go to the mosque and life goes on even at prayer times. The young people we have met are not religious at all and a lot of women wear the hejab because it is law, not because of their faith.

samedi 9 mai 2009

Oh, la belle bleue !

Place de l'Imam
Imam Square

Ispahan tient ses promesses. Après avoir quitte la laideur de Téhéran, Ispahan semble un havre de paix. Ce n'est pas tout a fait le cas non plus, car il y a beaucoup de monde, mais les mosquées merveilleuses sont bien la, toutes couvertes de mosaiques bleues.

Differents styles de motifs


Different mosaic styles


La vie semble plus cool ici, les gens se retrouvent pour pique-niquer dans les parcs. Il y a des touristes, étrangers mais surtout iraniens, qui déambulent en famille et prennent des photos. En général, c'est beaucoup moins 'speed' que Téhéran.


Le pont qui coupe la ville en deux permet de se rencontrer dans les petites alcoves.

The bridge that divides the city is a place to meet in the alcoves.

En tout cas, c'est réellement une ville qui vaut le detour, le voyage en Iran vaut rien que pour ca.

Je vous mets simplement quelques photos pour apprécier par vous mêmes.

In English:

Esfahan is truely the beautiful city described in the books and you can't be disappointed when coming here. The blues tiles on the mosques are really wonderful. The city has a nicer feel than Teheran, people are more 'chilled'. I really enjoyed walking around the city all day. The trip in Iran is worth it just for this city.




Mosquee de l'Imam

Mosquee Sheikh Lotfollah

Il n'y a pas que du bleu, il y a aussi du jaune.

Not only blue, but yellow as well.

vendredi 8 mai 2009

Une bonne bouffée de mercure

On se demande parfois pourquoi on se casse les pieds a trier nos déchets, a éteindre la lumiere en sortant de la pièce ou a faire du velo. On se le demande encore plus ici, quand on voit le degré de pollution des villes. L'air est irrespirable. Ca pique les yeux, ca gratte le nez et je vous passe les details des mouchoirs en fin de journee.

Park-e-Mellat a Teheran, a cause du smog, on distingue a peine les gigantesques montagnes qui surplombent la ville.
We can barely see the majestic mountains over Tehran because of the smog.

Le principal facteur de pollution, c'est la circulation intensive. Le parc de voiture est vieillissant et pas du tout économe en carburant. Les nombreux bus sont aussi responsables de cet air vicié.
Nous avons quitté Téhéran aujourd'hui pour Ispahan, en espérant trouver un peu d'air. Peine perdue. La ville est beaucoup plus jolie et beaucoup plus agréable mais l'atmosphère est toute aussi empoisonnée.
Ici, certaines personnes portent des masques, et ce n 'est pas a cause de la grippe porcine !


In English: The level of pollution in Iran is very high. The air is toxic and I have stinging eyes and a dry nose. This is due to the amount of old cars in cities and the many smoky buses. We traveled to Esfahan today thinking we would get some fresh air but it' s nearly as bad as Tehran, although the city is much nicer. People here are wearing masks but it's not because of swine flu!

jeudi 7 mai 2009

Le code de la route (suite)

Vous avez eu un petit aperçu de ce que pouvait être la circulation à Téhéran. Le problème, c'est qu'à un moment ou un autre, il faut traverser la route. Comme les voitures ne s'arrêtent jamais de passer, il y a un moment où il faut se lancer. La technique des locaux consiste à traverser par étape, en s'arrêtant pour laisser passer les voitures au fur et à mesure. C'est terrifiant quand on se retrouve au milieu d'une route à quatre voies, coincée entre un taxi et un bus, l'espace de quelques secondes. Plusieurs techniques existent, je les ai toutes testées. Elles ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients.

Technique n° 1 : le bonhomme vert
Sur les grands carrefours, il y a des feux tricolores et un jour ou l'autre, le petit bonhomme finit par passer au vert. Cela ne veut en aucun cas dire que l'on peut traverser en toute sécurité. Si les voitures s'arrêtent, les motos continuent de passer. La vigilance reste donc de mise. Deuxième problème, seuls les très grands carrefours sont équipés de feux, pour le reste, il faut se débrouiller autrement.

Technique n°2 : le passage avec un autochtone
Attendre qu'un Téhéranais se trouve à côté de vous au moment de traverser. Quand il se lance, suivez le en vous plaçant du côté opposé à l'arrivée des voitures. Comme ça, il sert de bouclier humain. Ce n'est pas très charitable mais très efficace.

Technique n°3: Se lancer tout seul
A ne pas tenter le premier jour ! Une fois qu'on a compris comment fonctionnait le système, il faut bien y aller, sinon on peut attendre longtemps que quelqu'un se pointe à côté de soi. C'est un coup à prendre, il faut courir un peu, slalomer entre les taxis et surtout savoir s'arrêter au bon moment. Je suis toujours vivante mais je me suis fait toucher mon sac par une voiture une fois, c'est assez flippant.

Petite leçon en vidéo, suivez du regard les gens qui traversent au milieu du carrefour.

In English:

You've seen what the traffic is like in Tehran. You realise quickly that at some point, you will have to cross the road. I have tested three different techniques. The "green man" technique consists on waiting for the little man to turn green at the lights. It works only in very big crossroads when they have lights. The "stick to the locals" technique consits on getting close to a Tehrani and cross when he or she does, using him as a human shield. That works quite well ! The "let's get on with it" technique consists on going on your own (not to be tried the first day) and learn how to run and stop at the right moment to let the traffic flow.

On the video, check out for the pedestrians.

mercredi 6 mai 2009

Le code de la route

La première chose qui frappe en arrivant à Téhéran, c'est la densité du trafic routier. Il y a des voitures partout, des taxis par milliers, des bus vieillissants et des petites motos qui se faufilent entre tout ce beau monde. Ce qui frappe ensuite, c'est que les Iraniens ont une façon de conduire assez ... spéciale !


Spot the cars in their lane !
Les lignes au sol ne servent à rien, c'est juste pour faire joli sur la route.

Ils roulent vite et disons le sans détour, ils conduisent n'importe comment ! Pas besoin d'aller sur les montagnes russes pour avoir une décharge d'adrénaline, un tour en taxi dans les rues de Téhéran suffit. Ça déboule de tous les côtés et ça double dans tous les sens.

Je ne vais pas faire de long discours, je crois qu'une petite vidéo devrait suffire. Accrochez vos ceintures !



Les feux et les stop, ça sert à rien !
Stop signs and traffic lights are useless, just push your way through !

In English:
The first striking thing when arriving in Tehran is the density of the traffic. The second is the bad driving. If bad is a strong enough word. Cars, buses, taxis and motorbikes are coming from every direction and are never stopping. A nightmare !

mardi 5 mai 2009

Le Grand Bazar

Première plongée dans la vie de Téhéran au coeur du Grand Bazar. Ce labyrinthe de boutiques couvertes donnerait une syncope à nimporte quel assureur ! Un monde fou, des étages, une structure en bois très ancienne, des vendeurs de gaz à l'intérieur ... une étincelle et tout peut s'enflammer. Le Grand Bazar s'étend sur 7 km2 dans le Sud de Téhéran.

(Le toit en bois à cet endroit est le plus ancien du bazar
The wooden roof in this section is the most ancient in the bazar)

Les marchands de tapis, de bijoux, de fruits et légumes secs du vieux bazar côtoient ceux du nouveaux bazar qui vendent des tas de saloperies directement importées de Chine. Des vêtements criards, des gadgets, du matériel de cuisine, on trouve de tout dans le bazar, sauf de la nourriture. A part les épices et les fruits secs, ce n'est pas un marché alimentaire.

(Un vendeur de fruits sec

A dried fruit vendor)

Situé dans la partie la plus populaire de la ville, les prix défient toute concurrence à Téhéran. On y voit peu de femmes et elles sont presque toutes entièrement voilées du tchador (des pieds à la tête) contrairement au Nord de la ville, où les foulards sont beaucoup plus courts.


(Le bazar est bourré de monde à tout moment,

The bazar is overcrowed at every moment of the day)

Un jeune garçon nous a fait visiter le bazar dans un très bon anglais avant de nous amener chez son frère, vendeur de tapis célèbre, puisqu'il est cité dans le Lonely Planet, une très grande fierté pour lui ! Conclusion, seuls les vendeurs de tapis parlent anglais dans le bazar !

Jeans moulants et petites chemises pour les beaux gosses de Téhéran !

Skin tight jeans and hip shirts for the cool guys of Tehran)

Les gens sont vraiment très gentils avec les étrangers. On nous a offert du thé, du pain, des pistaches, du sucre, au fil de nos déambulations dans ce dédale géant.

In English:

We visited the biggest and most ancient bazar in Tehran. Along with traditionnal carpet sellers, jewelers and dried food vendors of the most ancient part, you find alleys and alleys of shops selling gadgets and cheap crap from China. It turned out that the only people speaking english were the carpet sellers, trying to sell their carpets ! But in general, the people are very friendly and helpful.

(Un petit plat de kebab, perdue dans le bazar
A lunch of kebab, lost in the bazar)