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vendredi 22 mai 2009

Khomeiny is watching you

Dans toute la ville, des dizaines de murs d'immeubles sont recouverts de peintures racontant des épisodes de sa vie.
Tens of building walls throughout the city are painted with images representing stories of his life.



On ne peut pas échapper à son regard. Où que l'on aille, où que l'on voyage, le portrait de l'Ayatollah Khomeiny n'est jamais très loin. En peinture sur les murs de la ville, seul ou accompagné de Khameiny, le guide suprème actuel, dans les magasins, les hôtels, les gares, les aéroports, difficile d'échapper longtemps au regard du fondateur de la République Islamique.




Les pans de murs sont essentiels pour communiquer, que ce soit pour le pouvoir ou pour le Zam Zam Cola.

Walls are important communication means, for the power of for Zam Zam Cola.


Pour ceux qui ne connaissent pas personnellement l'Ayatollah Khomeiny, un petit rappel historique : http://www.medea.be/index.html?doc=1760




Sur les étalages du marché, il surveille les carottes et les aubergines.

On the market stalls, he looks after the vegetables.

Suivant les circonstances, son regard est inquisiteur, rieur, perçant, charmeur, glaçant, protecteur, effrayant, rêveur ou accusateur. Mais il ne laisse jamais indifférent. A ses côtés, Khameiney a toujours l'air bienveillant et de bonne humeur.

Un petit tour sur son site officiel pour s'en convaincre : http://french.khamenei.ir//index.php?option=com_frontpage&Itemid=24

Dans les centres commerciaux branchés du Nord de Téhéran, il est toujours là.

In the trendy malls of North Tehran, he's still there.

In English:

Wherever you go in Iran, and specially in Tehran, you're never far from the portrait of Ayatollah Khomeiny, the first supreme guide of the country, who installed the Islamic Republic. In the shops, the city walls, the stations, airports, the streets, he's always around. Depending on the portraits, he looks a bit scary or like an amiable grand-father. Although this is more the case of Ali Khamenei, the current supreme guide, who seems to always have a smile on his face.


Une boutique spécialement dédiée au matériel de propagande, on peut acheter des posters de Khomeiny mais aussi des affiches de martyrs déchiquetés par les bombes irakiennes. Classe.

This shop is dedicated to the cult of the Islamic Republic and its martyrs. Here you can buy posters of the Ayatollah or of martyrs, dying during the Irak war.

lundi 18 mai 2009

En voiture Simone !

Comme vous avez déjà pu le constater, la circulation en Iran est assez fascinante. Je vous propose un petit tour en voiture en video et en musique. La plupart du temps, je n'étais pas vraiment rassurée parce qu'ils roulent beaucoup trop vite par rapport à la circulation. Ils freinent à la dernière seconde, je déteste ça. Deux fois, j'ai eu réellement peur, à chaque fois, on était à deux doigts (ce n'est pas une image) de renverser un gars en moto. Les iraniens et les iraniennes avec qui j'ai discuté avouent qu'ils aiment conduire. En même temps, pourquoi se priver, quand l'essence est à 1$ les 10 litres. Attachez vos ceintures !



Dans un taxi à Téhéran.
In a taxi in Tehran.




Avec Mounès et Sharam à Ispahan, dans leur Paykan, la vieille voiture typique iranienne, avec le rap iranien à fond.
Esfahan with Mounès and Sharam, in their old Paykan, the iranian car, with blaring iranian rap.



Avec Massoud à Yazd, à la nuit tombée. On roule vers le désert. La bande son : musique d'amour à l'eau de rose.
With Massoud in Yazd, driving towards the desert. Mushy love songs in the background.



Dès le plus jeune âge, ils conduisent n'importe comment ! Malheureusement cette vidéo s'arrête beaucoup trop tôt puisque quelques secondes plus tard, la petite a foncé droit dans le grillage et les plantes, à mourir de rire. Dommage, j'aurai pu passer à video gag.

From a very young age, they drive like nutters !

dimanche 17 mai 2009

Team America

Voilà un petit message spécialement dédié à nos amis américains. L'histoire des relations entre l'Iran et les Etats-Unis a été plutôt mouvementée. Après la révolution islamique et la prise d'otages de l'ambassade américaine, les représentants des Etats-Unis ont quitté le territoire iranien pour ne plus jamais y revenir. L'ancienne ambassade américaine a été recouverte de peintures contre l'Etat américain. Aujourd'hui la peinture s'écaille, un signe des temps.



Même si le gouvernement iranien continue sa rengaine anti-américaine, les gens sur place sont plutôt fascinés par les USA et beaucoup rêvent d'y émigrer. La plus grande population iranienne en dehors d'Iran se trouve d'ailleurs à Los Angeles, rebaptisée Teherangeles.





L'arrivée d'Obama et les signes d'ouverture qu'il a donné sont vus ici d'un bon oeil (d'après les gens avec qui j'ai parlé) et les Iraniens aspirent à une meilleure reconnaissance sur la scène internationale.




Pour un rappel sur l'histoire des relations entre l'Iran et les Etats-Unis, je vous conseille le documentaire "Iran and the West" de Norman Percy, dont j'ai déjà parlé dans ce blog.




In English:

This post is specially dedicated to my american friends. The United States and Iran have had very complicated relationships since the islamic revolution. After the hostage crisis, American representatives left Iran never to come back. The former american embassy is still here. The walls are covered with evocative paintings against America. The paint now flakes away and there is no one to restore it. A sign of times. Iranian people are more fascinated by the USA than anything else and many of them would like to emigrate. Los Angeles has the first biggest population of Iranian people outside Iran.


lundi 11 mai 2009

Pause Pipi

Voila un sujet sensible. Les toilettes. Pourtant, on y passe plusieurs fois par jour et ici, c'est parfois très rudimentaire. La plupart des toilettes en Iran ont la même configuration. Des toilettes 'turques', une douchette et une poubelle. Basta. Il n'y a presque jamais de papier toilette puisque je pense qu'on est sensé se servir de la douchette.






Personnellement, je n'ai pas tenté le coup. Il faut deja faire attention a ce que le foulard ne tombe pas au moment où on fait pipi, c'est assez difficile comme ca. Pour les futurs voyageurs, il y a donc une recommandation simple, avoir toujours du papier sur soi. La poubelle quant a elle sert a mettre le papier usagé. Les égouts iraniens ne sont pas concus pour éliminer beaucoup de papier et les toilettes se bouchent très vite. Et puis pour trouver les toilettes, pas besoin de lire le persan, il suffit de suivre les panneaux, que personnellement j'aime beaucoup.



















In English:
I cannot write a blog and not talk about toilets, because I need them so often !!! In Iran, it is quite rudimentary. A squat toilet, a mini shower and a bin. I haven't trided the shower yet because I already have problems concentrating on keeping my veil steady so it doesn't fall into the toilets! Only one advice for travellers, always have toilet paper on you.

vendredi 8 mai 2009

Une bonne bouffée de mercure

On se demande parfois pourquoi on se casse les pieds a trier nos déchets, a éteindre la lumiere en sortant de la pièce ou a faire du velo. On se le demande encore plus ici, quand on voit le degré de pollution des villes. L'air est irrespirable. Ca pique les yeux, ca gratte le nez et je vous passe les details des mouchoirs en fin de journee.

Park-e-Mellat a Teheran, a cause du smog, on distingue a peine les gigantesques montagnes qui surplombent la ville.
We can barely see the majestic mountains over Tehran because of the smog.

Le principal facteur de pollution, c'est la circulation intensive. Le parc de voiture est vieillissant et pas du tout économe en carburant. Les nombreux bus sont aussi responsables de cet air vicié.
Nous avons quitté Téhéran aujourd'hui pour Ispahan, en espérant trouver un peu d'air. Peine perdue. La ville est beaucoup plus jolie et beaucoup plus agréable mais l'atmosphère est toute aussi empoisonnée.
Ici, certaines personnes portent des masques, et ce n 'est pas a cause de la grippe porcine !


In English: The level of pollution in Iran is very high. The air is toxic and I have stinging eyes and a dry nose. This is due to the amount of old cars in cities and the many smoky buses. We traveled to Esfahan today thinking we would get some fresh air but it' s nearly as bad as Tehran, although the city is much nicer. People here are wearing masks but it's not because of swine flu!

jeudi 7 mai 2009

Le code de la route (suite)

Vous avez eu un petit aperçu de ce que pouvait être la circulation à Téhéran. Le problème, c'est qu'à un moment ou un autre, il faut traverser la route. Comme les voitures ne s'arrêtent jamais de passer, il y a un moment où il faut se lancer. La technique des locaux consiste à traverser par étape, en s'arrêtant pour laisser passer les voitures au fur et à mesure. C'est terrifiant quand on se retrouve au milieu d'une route à quatre voies, coincée entre un taxi et un bus, l'espace de quelques secondes. Plusieurs techniques existent, je les ai toutes testées. Elles ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients.

Technique n° 1 : le bonhomme vert
Sur les grands carrefours, il y a des feux tricolores et un jour ou l'autre, le petit bonhomme finit par passer au vert. Cela ne veut en aucun cas dire que l'on peut traverser en toute sécurité. Si les voitures s'arrêtent, les motos continuent de passer. La vigilance reste donc de mise. Deuxième problème, seuls les très grands carrefours sont équipés de feux, pour le reste, il faut se débrouiller autrement.

Technique n°2 : le passage avec un autochtone
Attendre qu'un Téhéranais se trouve à côté de vous au moment de traverser. Quand il se lance, suivez le en vous plaçant du côté opposé à l'arrivée des voitures. Comme ça, il sert de bouclier humain. Ce n'est pas très charitable mais très efficace.

Technique n°3: Se lancer tout seul
A ne pas tenter le premier jour ! Une fois qu'on a compris comment fonctionnait le système, il faut bien y aller, sinon on peut attendre longtemps que quelqu'un se pointe à côté de soi. C'est un coup à prendre, il faut courir un peu, slalomer entre les taxis et surtout savoir s'arrêter au bon moment. Je suis toujours vivante mais je me suis fait toucher mon sac par une voiture une fois, c'est assez flippant.

Petite leçon en vidéo, suivez du regard les gens qui traversent au milieu du carrefour.

In English:

You've seen what the traffic is like in Tehran. You realise quickly that at some point, you will have to cross the road. I have tested three different techniques. The "green man" technique consists on waiting for the little man to turn green at the lights. It works only in very big crossroads when they have lights. The "stick to the locals" technique consits on getting close to a Tehrani and cross when he or she does, using him as a human shield. That works quite well ! The "let's get on with it" technique consists on going on your own (not to be tried the first day) and learn how to run and stop at the right moment to let the traffic flow.

On the video, check out for the pedestrians.

mercredi 6 mai 2009

Le code de la route

La première chose qui frappe en arrivant à Téhéran, c'est la densité du trafic routier. Il y a des voitures partout, des taxis par milliers, des bus vieillissants et des petites motos qui se faufilent entre tout ce beau monde. Ce qui frappe ensuite, c'est que les Iraniens ont une façon de conduire assez ... spéciale !


Spot the cars in their lane !
Les lignes au sol ne servent à rien, c'est juste pour faire joli sur la route.

Ils roulent vite et disons le sans détour, ils conduisent n'importe comment ! Pas besoin d'aller sur les montagnes russes pour avoir une décharge d'adrénaline, un tour en taxi dans les rues de Téhéran suffit. Ça déboule de tous les côtés et ça double dans tous les sens.

Je ne vais pas faire de long discours, je crois qu'une petite vidéo devrait suffire. Accrochez vos ceintures !



Les feux et les stop, ça sert à rien !
Stop signs and traffic lights are useless, just push your way through !

In English:
The first striking thing when arriving in Tehran is the density of the traffic. The second is the bad driving. If bad is a strong enough word. Cars, buses, taxis and motorbikes are coming from every direction and are never stopping. A nightmare !

mardi 5 mai 2009

Le Grand Bazar

Première plongée dans la vie de Téhéran au coeur du Grand Bazar. Ce labyrinthe de boutiques couvertes donnerait une syncope à nimporte quel assureur ! Un monde fou, des étages, une structure en bois très ancienne, des vendeurs de gaz à l'intérieur ... une étincelle et tout peut s'enflammer. Le Grand Bazar s'étend sur 7 km2 dans le Sud de Téhéran.

(Le toit en bois à cet endroit est le plus ancien du bazar
The wooden roof in this section is the most ancient in the bazar)

Les marchands de tapis, de bijoux, de fruits et légumes secs du vieux bazar côtoient ceux du nouveaux bazar qui vendent des tas de saloperies directement importées de Chine. Des vêtements criards, des gadgets, du matériel de cuisine, on trouve de tout dans le bazar, sauf de la nourriture. A part les épices et les fruits secs, ce n'est pas un marché alimentaire.

(Un vendeur de fruits sec

A dried fruit vendor)

Situé dans la partie la plus populaire de la ville, les prix défient toute concurrence à Téhéran. On y voit peu de femmes et elles sont presque toutes entièrement voilées du tchador (des pieds à la tête) contrairement au Nord de la ville, où les foulards sont beaucoup plus courts.


(Le bazar est bourré de monde à tout moment,

The bazar is overcrowed at every moment of the day)

Un jeune garçon nous a fait visiter le bazar dans un très bon anglais avant de nous amener chez son frère, vendeur de tapis célèbre, puisqu'il est cité dans le Lonely Planet, une très grande fierté pour lui ! Conclusion, seuls les vendeurs de tapis parlent anglais dans le bazar !

Jeans moulants et petites chemises pour les beaux gosses de Téhéran !

Skin tight jeans and hip shirts for the cool guys of Tehran)

Les gens sont vraiment très gentils avec les étrangers. On nous a offert du thé, du pain, des pistaches, du sucre, au fil de nos déambulations dans ce dédale géant.

In English:

We visited the biggest and most ancient bazar in Tehran. Along with traditionnal carpet sellers, jewelers and dried food vendors of the most ancient part, you find alleys and alleys of shops selling gadgets and cheap crap from China. It turned out that the only people speaking english were the carpet sellers, trying to sell their carpets ! But in general, the people are very friendly and helpful.

(Un petit plat de kebab, perdue dans le bazar
A lunch of kebab, lost in the bazar)

dimanche 26 avril 2009

En route pour l'Iran !

Il faut que je me fasse à cette idée. Dans quelques jours, si tout se passe bien, je serai en Iran. Je dis si tout se passe bien, parce que je n'ai toujours pas mon visa pour partir. Ca devient très stressant. Je parlerai en détail des visas plus tard, une fois que je serai là bas. Avant, j'ai peur que ça me porte malheur !
Vincent, lui, n'a pas de visa. Il fera le sien à l'aéroport en arrivant. Ca risque aussi d'être assez stressant ! Vincent m'accompagne pour découvrir ce pays plein de mystères qu'est l'Iran. Nous avons préparé ensemble notre parcours et nous avons réfléchi à ce que nous voudrions voir là-bas. Tellement de choses en si peu de temps, dans un pays tellement grand ! J'espère qu'on pourra tout faire.


Il y a trente ans, la révolution Islamique éclatait en Iran. La république islamique est née de cette révolution. Rapidement, le pays a été coupé du monde occidental. L'Iran est devenu un pays mystérieux et effrayant, dont l'image que nous avons en tête est un subtil mélange des propagandes américaines et iraniennes.

Pour en savoir un peu plus :


And in English :

Pendant notre séjour, nous voulons aller au-delà des chiffres et des clichés, essayer de donner une image réaliste de l'Iran actuel.

In English : In the next few days, if everything goes according to plan, I will be in Iran. I am very excited although a bit scared as the image of Iran I have is very mixed up. Since the Islamic revolution, people in Europe and America have this bad image of Iran, a country where human rights don't count, where women are oppressed, a country which hates Westerners. Propaganda or not, I hope I will be able to see what Iran's really like.